Corée du Sud : Une Brit Mila dans une base militaire américaine isolée

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L'histoire qui suit fait référence à un récit authentique et puissant qui a circulé dans les cercles communautaires et militaires. Elle concerne le Major (Rav) Shmuel Felzenberg, un aumônier militaire de l'armée américaine et aussi Mohel certifié (circonciseur). Il est stationné aujourd'hui en Israël avec son unité. Celle-ci coordonne avec l'armée israélienne des plans militaires contre l'Iran depuis ce fameux Chabbate fin Février 2026.

Au cœur d'une base militaire isolée de Corée du Sud, là où le silence stratégique ne laisse habituellement que peu de place aux rituels ancestraux, un miracle qui exprime la volonté du peuple juif s'est produit. L'enjeu était de taille, permettre à un nouveau-né juif de recevoir sa Brit Mila au huitième jour, conformément au précepte de la Torah, malgré l'absence totale de mohel à des milliers de kilomètres à la ronde.

Ce qui semblait relever de l'impossible est devenu une mission de haute précision. Pendant trois mois, une logistique hors norme s'est mise en branle. Sous l'impulsion d'un aumônier militaire de l'armée américaine, les rouages de l'administration se sont ajustés pour honorer une identité qui ne connaît pas de frontières.

Pour que le Rav Felzenberg puisse se rendre sur place, il a fallu une coordination entre le commandement des forces américaines en Corée (USFK) et son unité d'origine. C'est ici qu'intervient l'accord d'un général, qui a perçu cette demande non pas comme une faveur religieuse, mais comme une composante essentielle du moral et de la liberté de culte de ses soldats.

 Quand le commandement s'incline devant la foi

Le moment le plus saisissant de cette épopée reste sans doute l'instant où la hiérarchie militaire a validé l'opération. En signant l'ordre de mission qui permettrait au rite de s'accomplir, un général ne s'est pas contenté d'autoriser une procédure ; il a salué une tradition millénaire d'un simple et puissant : « Mazal Tov ».

Dans ce bastion de fer et de discipline, l'État-major a compris que la force d'un soldat réside aussi dans le respect de ses racines les plus profondes. Cette reconnaissance institutionnelle prouve que, même au sein des organisations les plus rigides, l'essence de l'identité juive impose un respect qui dépasse les protocoles.

Une victoire contre toute logique

Pour la mère, qui n'osait plus l'espérer dans une région où aucun rite de ce genre n'avait été célébré depuis trente ans, l'événement a pris une dimension prophétique. C'est l'histoire d'une alliance qui traverse les océans et d'une foi qui refuse de plier devant la géographie.

Une démonstration que la solidarité ne s'arrête jamais aux limites d'une carte.

Contre toute logique humaine, le signe d'Abraham a été gravé en terre lointaine. Ce n'était pas seulement une cérémonie, c'était le témoignage vibrant que partout, et de tout temps, la flamme d'Israël continue de briller, protégée par la détermination des hommes et la bienveillance de D-ieu.

Ce récit n'est pas seulement une anecdote de garnison mais le reflet de ce que nos sages ont appelé à travers les Midrachim "Ma'assé Avote Simane Labanim". À travers le prisme de la pensée juive, le Rav Its'hak Hutner dégage de cet événement en Corée du Sud une leçon majeure.

Dans son Pa'had Yits'hak, le Rav développe souvent l'idée que le peuple d'Israël possède une dimension qui échappe au temps et à l'espace (Lema'ala Mine HaZmane). Il souligne que la force d'Israël réside dans sa capacité à maintenir son intégrité au cœur même des nations et des structures les plus étrangères (ici, une base militaire américaine en Asie).

Le "Mazal Tov" du général n'est pas une simple politesse mais la reconnaissance par le monde profane de la centralité de l'Alliance d'Abraham Avinou. Pour le Rav Hutner, chaque Mitsva accomplie dans un lieu improbable est une conquête spirituelle qui sanctifie l'espace. Cela prouve que l'identité juive n'est pas une variable d'ajustement, mais une constante autour de laquelle le monde finit par s'ordonner.

On pourrait même oser dire que c'est précisément parce que l'armée est une structure de rigueur qu'elle a pu respecter la rigueur de la Torah. La discipline militaire a reconnu la discipline de la foi.

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