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Seine Saint Denis : la cause palestinienne au cœur des mairies

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Rima Hassan, citoyenne d'honneur de La Courneuve

La Courneuve a accordé samedi le titre de citoyenne d’honneur à l’eurodéputée Rima Hassan, en saluant son engagement en faveur de la cause palestinienne.

Après Saint Denis, La Courneuve

Le maire Aly Diouara a présenté cette distinction comme un geste de « justice, de liberté, de dignité et de paix », concluant son message par un appel à une « Palestine libre ».

Cette initiative intervient peu après celle de Saint Denis, où la municipalité a honoré Marwan Barghouti, dirigeant palestinien emprisonné en Israël depuis 2002 après sa condamnation pour son implication dans des attentats ayant fait des victimes civiles israéliennes.

À travers ces cérémonies, plusieurs municipalités de Seine Saint Denis transforment la citoyenneté d’honneur en instrument de mobilisation politique autour du conflit israélo palestinien.

Ces gestes symboliques interrogent toutefois la place des collectivités locales dans un débat international particulièrement explosif, alors que leurs administrés ne partagent pas tous la même lecture du conflit ni les mêmes engagements politiques.

Seine Saint Denis : l’alibi palestinien

Ce qui se joue aujourd’hui dans certaines municipalités de Seine Saint Denis ne relève plus seulement d’une prise de position politique sur le conflit israélo palestinien. Il s’agit d’une mise en scène idéologique où la cause palestinienne devient un label moral automatique, dispensant ceux qui s’en réclament de toute lucidité sur le terrorisme, sur les otages, sur la haine d’Israël et sur l’antisémitisme qui prospère en France.

Dans des villes confrontées à la pauvreté, à l’insécurité, à l’échec scolaire, au trafic de drogue, au communautarisme et à l’abandon d’une partie de leur jeunesse, certains élus semblent avoir trouvé une cause plus commode que le traitement du réel. Il est plus facile de distribuer des titres symboliques et de proclamer des slogans que d’assumer les urgences sociales dont ils ont la charge.

Cette hypocrisie devient plus grave encore lorsqu’elle nourrit, volontairement ou non, un climat où la haine d’Israël sert de langage acceptable à une hostilité plus ancienne envers les Juifs.

Car lorsque l’on célèbre sans nuance des figures liées à une histoire de violence politique, lorsque l’on refuse de regarder les victimes israéliennes, lorsque l’on transforme systématiquement l’État juif en coupable absolu, on ne défend plus la paix. On entretient une vision manichéenne du monde, dangereuse pour la cohésion nationale et particulièrement menaçante pour les citoyens juifs de France.

La solidarité avec les civils palestiniens est légitime. L’aveuglement devant le terrorisme, la haine et l’antisémitisme ne l’est jamais. Une République digne de ce nom ne peut laisser ses élus transformer leurs villes en tribunes militantes, pendant que les problèmes concrets de leurs administrés restent sans réponse.

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