Le Rav Mordékhaï Eliyahou entretenait un lien spirituel profond avec Rabbi Chim'one Bar Yo'haï. Découvrez comment, à Lag BaOmer, un simple geste symbolique et une promesse ferme ont transformé le destin d'une famille.
Le récit : « Revenez avec un enfant »
Il y a quelques décennies, un couple vint trouver le Rav Mordékhaï Eliyahou, désespéré après dix années de mariage sans enfants. Ils avaient consulté les plus grands médecins, mais le diagnostic restait sans appel. Le Rav, au lieu de les consoler avec des paroles habituelles, leur donna un conseil surprenant :
« Cette année, à Lag BaOmer, allez à Meron. Lorsque vous serez sur la tombe du Rachbi, cherchez quelqu'un qui détient une clef ancienne du tombeau. Touchez-la et faites un vœu de sainteté. »
Le couple suivit le conseil à la lettre. Dans la cohue de Meron, parmi les milliers de pèlerins et les brasiers, ils finirent par trouver, presque par miracle, un vieil homme qui gardait les clefs de l'enceinte sacrée. Ils purent s'approcher et prier avec une ferveur immense.
L'année suivante, jour pour jour, à Lag BaOmer, le couple revint à Meron, mais cette fois, ils portaient dans leurs bras un petit garçon qu'ils nommèrent Chimon, en hommage au maître des lieux et à la promesse du Rav.
La source : l'ouverture des portes
Cette idée de "clef" et d'ouverture est liée à un passage du Zohar, Section Idra Zouta (le discours final du Rachbi) :
« En cette heure, les portes de la miséricorde s'ouvrent et la lumière se révèle. »
"בְּהַאי שַׁעְתָּא אִתְפְּתָחוּ תַּרְעִין דְּרַחֲמֵי וְאִתְגַּלְיָא נְהוֹרָא"
Pour le Rav Mordékhaï Eliyahou, les objets matériels liés aux justes (comme les clefs du tombeau) ne sont pas des amulettes magiques, mais des points référence pour la foi. Le Rav enseignait que le jour de Lag BaOmer, le canal de la bénédiction est si large que même ce qui semble verrouillé par la nature peut être ouvert.
En demandant au couple de toucher la clef, le Rav les aidait à matérialiser leur certitude intérieure que la porte de leur délivrance personnelle était déjà en train de tourner sur ses gonds.
Témoignages et authenticité
Ce récit illustre la fonction du Rav contemporain comme pont entre les secrets du passé et les besoins concrets du présent. Cette histoire est souvent racontée par les proches du Rav Mordékhaï Eliyahou pour montrer sa vision prophétique (Roua'h HaKodech).
Le fils du Rav, le Rav Shmouel Eliyahou, confirme que son père envoyait fréquemment des personnes en difficulté à Meron, affirmant que le Rachbi était l'avocat de la défense d'Israël et que sa Hiloula était le moment propice pour annuler les mauvais décrets. Aujourd'hui encore, de nombreuses familles appellent leur fils "Chimon" ou "Moshé" suite à une bénédiction reçue lors de cette période.