Objet volé ou pas volé ?

Dans quel cas une personne a-t-elle le devoir de restituer un objet à son propriétaire, car elle l'a pris sans permission, mais l'objet n'est pas considéré comme "volé" au sens de la Halakha ?
C'est le cas du "Gazlane" (brigand). Celui qui vole ouvertement, de façon manifeste, au grand jour, sans cacher l’agression. Par exemple : Arracher un objet des mains de quelqu’un, s’emparer d’un champ ou d’une maison par intimidation. La faute est grave mais sans hypocrisie.
Il n'aura donc que l'obligation stricte de restituer l’objet lui-même (השבת הגזילה) ou sa valeur en cas d'impossibilité. (Choul’hane ‘Aroukh 'Hohen Michpate chap. 353 par. 1)
Par contre le "Ganav" est celui qui prend l’argent de son prochain en secret, en cachette, hors de la vue du propriétaire, sans recours à la force, en se fondant sur la furtivité ou la tromperie. Par exemple : entrer dans une maison la nuit et prendre un objet, dérober quelque chose sans que le propriétaire s’en rende compte.
Le "Ganav" montre qu’il a peur des hommes mais non de D-ieu. Sa faute est considérée comme plus grave moralement.
Il aura donc l'obligation de restituer l’objet volé et une obligation supplémentaire : תשלומי כפל (paiement du double) si des témoins attestent du vol, ou si le voleur avoue devant un Beit Dine. (Choul’hane ‘Aroukh 'Hohen Michpate chap. 351 par. 1)