
La fête de Pessa'h, célébration millénaire de la sortie d'Égypte, ne se limite pas à un récit historique de libération physique. Elle incarne la résilience morale d'un peuple face à l'oppression et, dans le contexte géopolitique actuel, elle résonne comme un cri d'indépendance face à un tribunal international souvent partial.
Alors que le peuple juif s'apprête à s'asseoir autour du Seder, la symbolique de la délivrance prend une dimension singulière face aux critiques acerbes de l'ONU et de certaines diplomaties européennes.
Le tribunal des nations
Aujourd'hui, l'arène internationale semble rejouer une scène familière. L'ONU et ses divers organismes multiplient les sessions accusatoires à l'encontre de l'État d'Israël, transformant le droit fondamental d'une nation à protéger ses citoyens en un acte de culpabilité. Cette dynamique suggère une volonté de délégitimer l'existence même d'une souveraineté juive capable de dire non au massacre.
Dans ce théâtre d'hypocrites en cravates et souvent en turban radicalisé, des institutions comme l'UNRWA se retrouvent au centre de controverses majeures concernant leur neutralité à Gaza. Les tentatives de blanchiment de telles structures, malgré les preuves de proximité avec des organisations terroristes, rappellent les épreuves de l'isolement que le peuple juif a connues à travers les âges.
Il est frappant de constater le décalage entre la réalité du terrain en Israël et les discours moralisateurs portés par certains dirigeants européens, notamment Emmanuel Macron et Pedro Sánchez. Ces derniers, installés dans le confort de chancelleries protégées, osent donner des leçons de retenue à une nation qui se bat courageusement en première ligne.
Cette posture diplomatique relève d'une profonde hypocrisie. Alors qu'Israël agit comme un rempart civilisationnel protégeant indirectement l'Europe de l'expansion du radicalisme, il se voit fustigé par ceux-là mêmes qui bénéficient de son expertise sécuritaire..
Plutôt que de critiquer l'État juif, ces nations gagneraient à s'inspirer de sa détermination à protéger ses civils. Les gouvernements de Pedro Sánchez en Espagne et de Macron en France semblent ignorer que la sécurité dont jouissent les citoyens européens est souvent le fruit de la coopération avec les services de renseignement israéliens. Cracher son venin contre l'État juif tout en profitant de son bouclier technologique et humain est une contradiction éthique majeure.
Pessa'h : une libération physique et morale
La fête de Pessa'h nous enseigne que la délivrance est double. La délivrance physique : C'est le refus de rester sous le joug de ceux qui veulent nous anéantir. Aujourd'hui, cela se traduit par la force de défense et la souveraineté territoriale.
La délivrance morale : C'est l'affranchissement du regard de l'autre. Sortir d'Égypte, c'est aussi sortir de la dépendance mentale vis-à-vis des Nations qui dictent ce qui est moral ou non pour le peuple juif.
Le terme Hébreu vient de la racine Ivri, celui qui se tient de l'autre côté. C'est cette capacité à rester debout, même seul contre tous, qui définit l'essence de Pessa'h.
Philosophiquement, cela représente l'individu ou le peuple capable de maintenir ses convictions et sa vérité intérieure, même si le monde entier se tient sur la rive opposée.
Briser les chaînes du mépris
En cette période de fête, la délivrance doit être comprise comme un acte de vérité. Face à un monde hostile qui persécute le peuple juif depuis plus de 2000 ans, Israël ne fait que réaffirmer son droit d'exister sans demander de permission.
La table du Seder n'est pas seulement un lieu de mémoire, c'est le socle d'une liberté qui refuse de se laisser dicter sa conduite par ceux dont l'histoire est elle-même marquée par la violence. D-ieu a sorti Son peuple d'Égypte "avec une main forte et à bras étendu". Aujourd'hui, cette main forte est celle d'un peuple qui refuse d'être une victime silencieuse sous le regard des sages autoproclamés du monde moderne.