Macron et le prix du déshonneur

En s'alignant sur ceux qui étouffent la liberté pour garantir le passage de leurs propres cargaisons de pétrole, Paris illustre sa couardise et sa soumission. Tenter d'amadouer le mal par la compromission, c'est oublier que l'obscurité ne se négocie pas, elle se combat.

En rejoignant la Russie et la Chine pour s'opposer à l'ouverture du détroit d'Ormuz par tous les moyens, la France ne travaille pas pour la paix, mais pour préserver le terrorisme économique de l'Iran. Il semble que l'ADN de la reddition n’ait pas disparu, mais qu'il ait muté en une politique étrangère multilatérale qui ne sert que de masque à la lâcheté.

Spirituellement, le mal ne s'apprivoise pas mais se nourrit de la faiblesse qu'on lui témoigne. Vouloir gérer le régime iranien messianique et destructeur par la raison pure est un aveuglement qui rappelle la faute des explorateurs. Préférer une sécurité immédiate et matérielle à la clarté morale et au courage de la délivrance.

La réalité géopolitique actuelle révèle un fossé insupportable entre les prétentions diplomatiques de Paris et sa déchéance pratique. Alors que les États-Unis et Israël s’efforcent de freiner le régime des mollahs ,une entité théocratique qui prône l’anéantissement d’un État souverain et opprime son propre peuple ,la France de Macron choisit de payer un « droit de protection ».

Le paradoxe français: droit de veto sans colonne vertébrale

L'exigence de retirer à la France son droit de veto au Conseil de sécurité n'est pas seulement une posture politique, c'est une nécessité logique. Le droit de veto fut conçu pour les puissances protégeant l’ordre mondial, non pour des nations qui l'utilisent pour troquer la sécurité de leurs alliés contre des pétroliers.

Prétendre que de prévenir l'acquisition de l'arme nucléaire par un régime fanatique constituerait une violation du droit international est une inversion totale de la logique. Le droit international n’est pas un manuel de suicide». Un État qui déclare son intention de détruire une autre nation et développe les outils pour le faire perd sa propre immunité souveraine dans ce domaine.

Pour les mollahs, la bombe n'est pas un outil de prévention de la guerre, mais un levier pour imposer leur volonté au monde.

Une Europe sombrant dans l'impuissance

La prétention de la France à donner des leçons de morale à Israël et aux États-Unis est grotesque au regard de sa situation intérieure. Une nation incapable de contrôler ses banlieues, confrontée à des crises migratoires majeures et à une perte de souveraineté dans ses propres villes, prétend diriger le Moyen-Orient.

La soumission à l'Iran est le miroir de la capitulation interne face aux idéologies extrémistes. Au lieu de renforcer l'axe démocratique occidental, l'élite française préfère verser une taxe selon le principe islamique de dhimi (le soumis) à un régime qui pend des opposants à des grues, simplement pour acheter un calme industriel éphémère et factice.

La France n'est pas la seule à la croisée des chemins. Même l'Espagne, souvent perçue comme trop complaisante face aux diktats arabo-musulmans, commence à redéfinir les limites de son obéissance. L'Occident comprend enfin que tenter d'éduquer l'islam radical par l'apaisement est une illusion mortelle.

L'ambition islamiste de pénétrer le cœur des sociétés occidentales ne s'arrête pas à l'influence culturelle. Elle vise, à terme, la conversion, parfois forcée. C'est ici qu'intervient le concept de Dine Al-Seif  (la loi du sabre), stipulant que la vérité divine doit se propager par la force et la soumission des mécréants.

L'ironie théologique : un D-ieu qui aurait besoin d'aide ?

L'islam violent a besoin de persécuter l'autre pour « prouver » que son message est divin. C'est un mécanisme psychologique où la force physique vient compenser l'absence de force spirituelle. Ces fondamentalistes semblent croire que le Maître du Monde, le Tout-Puissant, aurait besoin de leur aide pour diffuser Son message.

D'un point de vue de la Torah, c'est un 'Hilloul HaShem (une profanation du Nom Divin) absolu. L'idée qu'un D-ieu de miséricorde aurait besoin de couteaux, de pendaisons et de bombes atomiques pour que Sa voix soit entendue est le summum du ridicule.

En s'inclinant devant cette force brutale, la France et l'Europe ne trahissent pas seulement leurs valeurs, elles cautionnent une vision de la divinité assoiffée de sang plutôt que de lumière.


Dans la pensée de la Torah, le monde repose sur trois piliers : la Vérité (Emet), la Justice (Dine) et la Paix (Chalom). La tragédie de la politique française actuelle réside dans l'oubli d'un principe fondamental enseigné par nos Sages :

Celui qui se fait miséricordieux envers les cruels finit par devenir cruel envers les miséricordieux (Midrash Tan'houma - Parachate Métsora, 1).

Il est temps de cesser de considérer la France comme un médiateur objectif. Elle est aujourd'hui un obstacle qui fait le jeu de l'axe radical. L'administration américaine et la direction israélienne doivent être claires : quiconque collabore au financement du terrorisme et à l'armement nucléaire de fanatiques ne peut plus prétendre à un siège à la table des grandes puissances.