Selon les membres de la communauté, présents en Israël - dont la majorité a toujours de la famille en Ethiopie -, la frustration principale relève du refus continu des autorités publiques de considérer cette aliya comme une priorité. D'après un porte-parole du ministre de l'Intérieur Eli Yishaï (Shas) qui a, à plusieurs reprises, exprimé son soutien à la venue des Falashas (juifs éthiopiens dont les ancêtres ont été convertis de force au christianisme il y a plusieurs siècles) le ministère a tenté, deux fois, de programmer le problème pour la réunion hebdomadaire du cabinet. Mais ces deux fois - la semaine dernière et cette semaine - le problème a été retiré des débats à la dernière minute. Selon le porte-parole de Yishaï, le Likoud tenterait de bloquer les discussions. Pression sur le gouvernement : Shlomo Molla, député Kadima, espère lui aussi faire avancer le sujet à l'échelle politique. Dimanche, il soumettra une proposition de loi visant à fixer le calendrier du retour des Falashas. "Il semble que le Premier ministre soit opposé à l'aliya des Falashas", a déclaré à son tour Meir Shamgar, ancien juge de la Cour suprême et actuel directeur du Conseil public pour les juifs éthiopiens. "Je pense que nous devons ramener ces personnes [en Israël] et je continuerai de faire pression sur le gouvernement pour le forcer à changer la situation", a-t-il fait savoir. Dans une réponse écrite, jeudi, un porte-parole du bureau du Premier ministre déclarait que la question n'était pas encore à l'ordre du jour. "Nous parlons de modifier la position du gouvernement précédent, et cela doit être approuvé par tous les ministères impliqués dans ce débat", explique-t-il. Source : JERUSALEM POST |