Côté arabe, le ton est tout aussi pugnace. Adnan el-Husseini, un haut responsable palestinien, a menacé d'appeler au boycottage de Google. Il dénonce avant tout le fait que les images de la partie arabe de Jérusalem, notamment celles de la vieille ville, vont se retrouver présentés sous la rubrique «Israël». «C'est une manière de justifier l'occupation israélienne, précisément une semaine avant les débats sur la reconnaissance de l'État de Palestinien à l'ONU», affirme-t-il.
Google a dû patienter plusieurs mois avant d'obtenir l'autorisation des autorités israéliennes de mener son opération à Jérusalem, Tel-Aviv et Haïfa. Les services de sécurité israéliens redoutaient que des photos de sites «sensibles» servent à des «organisations terroristes». Après avoir fixé de nombreux garde-fous, le gouvernement a finalement donné son feu vert le mois dernier.
Google pensait lundi être au bout de ses peines. Lors du lancement du projet, le patron de Google Israël, Meïr Brand, se voulait rassurant auprès de la population: «Nous ne photographions que des espaces ouverts à tous. Par précaution, nous floutons les visages et les plaques minéralogiques, et nous proposons une option qui permet d'effacer des données si des demandes sont présentées». Pour lui, l'opération vise à «promouvoir le tourisme» et «n'a aucun caractère politique». Un message qui a du mal à passer.
Source : lefigaro.fr