Epic fury : le silence sélectif du Pape Léon XIV

Alors que l'Occident s'engage dans une lutte frontale contre les menaces globales, une fracture inédite s'ouvre entre Washington et le Saint-Siège. Entre impératifs de défense et condamnations morales, le dialogue semble rompu.

Face à une offensive visant à neutraliser le mal absolu qui gangrène le monde, la réaction du Vatican suscite une profonde amertume à Washington. Pour la Maison Blanche, le rejet par le Pape des prières pour les soldats engagés contre le régime iranien et ses proxys, auteurs de chantages et d'attentats aux quatre coins de l'Europe, résonne comme une forme de démagogie, voire d'hypocrisie.

Au moment où la plus grande puissance mondiale prend ses responsabilités pour protéger la civilisation occidentale, le souverain pontife semble ignorer la réalité du terrain. Ce silence sur les crimes des agresseurs nous interpelle. Le Vatican est-il paralysé par les menaces arabo-musulmanes qui l'entourent, ou considère-t-il que le sang des victimes du terrorisme juives et américaines ne mérite pas l'intercession divine ?

Une tradition noble

La Maison Blanche a rejeté lundi les critiques du Pape Léon XIV. La porte-parole, Karoline Leavitt, a défendu les prières publiques pour les troupes américaines, les qualifiant de "tradition noble" ancrée dans les valeurs fondamentales de l'Amérique. Cette déclaration répondait directement au souverain pontife qui, lors de son homélie du dimanche des Rameaux, affirmait que D-ieu « n'écoute pas les prières de ceux qui font la guerre ».

Cet échange a eu lieu lors d'un briefing sur l'opération Epic Fury, alors que les forces américaines et israéliennes entament le deuxième mois d'une campagne majeure contre les infrastructures nucléaires et militaires de l'Iran.

« Je ne pense pas qu'il y ait quoi que ce soit de mal à ce que nos chefs militaires ou le président appellent le peuple américain à prier pour nos militaires... En fait, je pense que c'est une chose très noble à faire »,

a martelé Karoline Leavitt. Elle a rappelé que les États-Unis ont été fondés il y a 250 ans sur des valeurs judéo-chrétiennes et que, dans chaque période de turbulence, le recours à la guidance divine a été une constante pour la nation.

Le silence assourdissant face à l'agression

Le Pape Léon XIV, bien qu'étant le premier pontife né aux États-Unis, a multiplié les condamnations contre l'intervention militaire, appelant au dialogue. En citant les « mains pleines de sang », il semble viser directement l'administration Trump.

Pourtant, une question demeure : avec qui le Vatican espère-t-il dialoguer ? Pour de nombreux observateurs, l'éthique chrétienne, telle qu'elle est perçue par le monde occidental, ne peut rester neutre face à un régime qui cible délibérément des civils avec des missiles meurtriers.

Pourquoi le souverain pontife ne s'élève-t-il pas avec la même vigueur contre les tirs aveugles des proxys iraniens ? Cette asymétrie dans la condamnation nourrit un sentiment d'indignation. Comme si le sang des citoyens israéliens, juifs ou américains n'avait pas la même valeur aux yeux de la diplomatie vaticane.

Un ressentiment profond à l'aube de Pessa'h

Cette tension dépasse le cadre politique pour toucher une corde sensible au sein du monde juif. À l'approche de la fête de Pessa'h, la fête de la délivrance et de la sortie d'Égypte, ce positionnement du Vatican est ressenti par beaucoup comme une forme d'antisémitisme structurel ou, à tout le moins, une indifférence coupable.

Alors que le peuple juif se prépare à célébrer sa liberté retrouvée face à la tyrannie, le refus du Pape de soutenir moralement ceux qui combattent les tyrans d'aujourd'hui est perçu comme une trahison éthique.

Dans un monde où le politiquement correct tente souvent de lisser les responsabilités, cette réalité est vécue avec douleur. L'impression est que, même au XXIe siècle, la légitime défense d'Israël et de ses alliés reste une « faute » pour certains gardiens de la morale religieuse.