Le commercant n'a pas rendu toute la monnaie

Question
Il arrive parfois qu'un commercant (dans des restaurants/sandwicherie par exemple) se trompe très légèrement en rendant la monnaie.
Quelle est la meilleure attitude à adopter sachant que :
- à priori le commercant est parfaitement honnête et se trompe inconsciemment (erreur de calcul!),
- la somme sur laquelle porte l'erreur est modique 10 à 50 centimes d'euros sur un repas à 8 euros et ne représente pas du tout un préjudice pour moi,
- il y a toujours des personnes à côté (clients, employés) et faire remarquer l'erreur pourrait mettre mal à l'aise le commerçant...
Merci
Réponse
Si vous avez le sentiment que le commerçant ne s’est trompé qu’inconsciemment - vous ne mettez pas en question son honnêteté - et que ceci vous incite à agir avec délicatesse, de manière à ne pas risquer de froisser son honneur et sa bonne réputation, nous ne pouvons que saluer votre courtoisie, et Béroukhim Tihyou (soyez bénit) !
Veiller à entretenir avec autrui, des relations basées sur le respect et la dignité, représente un des fondement du Bène Adam La’havéro (du comportement interpersonnel). L’enfreindre, en étant Mévayèche (faisant honte à) son prochain, est donc hautement répréhensible, et peut même, le cas échéant, faire l’objet d’une poursuite au Beit Dine (3).
Kol Touv.
(1) Gémara Kidouchine 42b, Choulkhane ‘Aroukh, ‘Hochène Michpate chap. 232 par. 1.
(2) Choulkhane ‘Aroukh, idem, et Sma alinéa 3.
(3) Voir le Choulkhane ‘Aroukh, ‘Hochène Michpat chap. 1 par. 6 et Chakh ad. loc. alinéa
Sources
(1) Guémara Kidouchine 42b, Choulkhane ‘Aroukh, ‘Hochène Michpate chap. 232 par. 1.
(2) Choulkhane ‘Aroukh, idem, et Sma alinéa 3.
(3) Voir le Choulkhane ‘Aroukh, ‘Hochène Michpat chap. 1 par. 6 et Chakh ad. loc. alinéa