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Le miracle du vol Flydubai et les fiançailles de ma fille

par Rav Haïm Levy, Lundi 5 Octobre 2026

Les fiançailles de sa fille ont donné à Rav Haïm une joie particulière pendant les fêtes. Après Soukot, il partage son bonheur et sa reconnaissance envers Hakadoch Baroukh Hou pour les passagers sauvés du vol Flydubai. Un regard de père sur les familles, les projets et le bonheur de retrouver les siens.

Le miracle du vol Flydubai et les fiançailles de ma fille

Les fêtes viennent de s’achever et j’ai envie de partager avec vous une joie très personnelle : les fiançailles de ma fille. Cette année, notre bonheur familial s’accompagne d’une profonde reconnaissance après le sauvetage des passagers du vol Flydubai vers Israël. Je remercie Hakadoch Baroukh Hou pour ces vies préservées, pour les hommes qui ont agi et pour le bonheur de voir nos enfants préparer leur avenir.

Ma fille s’est fiancée pendant cette période de fêtes. Je vous le confie avec beaucoup d’émotion, parce qu’un père peut parler facilement de bien des sujets, puis chercher ses mots devant le bonheur de son enfant. On voudrait lui souhaiter tant de choses : une maison paisible, du respect, de la tendresse, la joie d’avancer ensemble. Et l’on finit par adresser à Hakadoch Baroukh Hou une prière toute simple : merci, et accompagne-les.

Après les fêtes, la vie reprend son rythme. Pourtant, je n’ai pas envie de refermer trop vite cette parenthèse. J’aimerais garder un peu de cette disponibilité du cœur, de ce plaisir de se retrouver, de cette gratitude qui nous fait regarder autrement ce que nous possédons déjà. Cette année, les fiançailles de ma fille me donnent une raison supplémentaire de prolonger la joie.

Les fiançailles de ma fille, une joie que je veux partager

Il y a quelque chose de très doux à voir son enfant s’engager vers la construction d’un foyer. Nous restons ses parents, avec nos conseils, nos inquiétudes parfois, notre désir de bien faire. Mais nous devons aussi lui laisser la place de devenir pleinement elle-même. Je souhaite à ma fille et à son fiancé de savoir s’écouter, de rire ensemble et de prendre soin l’un de l’autre, jusque dans les journées ordinaires.

Je pense à tout ce qu’une maison juive peut accueillir : une table de Chabbat, des paroles de Torah, un invité qui se sent attendu, une attention offerte sans grand discours. Cela se construit patiemment. Un foyer heureux a besoin de gestes répétés, de patience et de bonté. C’est ce que je leur souhaite de tout mon cœur, avec la bénédiction de pouvoir donner à leur tour.

Soukot nous a réunis autour d’une joie que nous aimons chanter et partager. Ceux qui souhaitent en retrouver l’atmosphère peuvent revoir sur Univers Torah Soukkote, fête de la joie. Pour moi, cette joie a désormais aussi le visage de ma fille. J’en suis reconnaissant, et heureux de vous associer à ce bonheur.

Le vol Flydubai : des familles ont pu rentrer vivantes

Pendant ces mêmes jours, le 30 septembre, le vol FZ1073 de Flydubai, parti de Dubaï pour Tel-Aviv, a connu une situation dramatique. Dans son communiqué officiel, la compagnie confirme une altercation dans le cockpit, la reprise en main de l’appareil par son personnel et l’atterrissage à Tabuk, en Arabie saoudite. Tous les occupants ont survécu. Des personnes ont été blessées, et je pense aussi à leur rétablissement.

Les témoignages recueillis par le Times of Israël décrivent le courage du commandant blessé, Smit Machchhar, l’intervention de passagers et le relais pris par d’autres pilotes présents à bord. Une mère voyageait avec ses quatre filles. Elle a parlé de miracles en évoquant ceux qui avaient permis leur sauvetage. Comme père, cette présence d’enfants me touche particulièrement.

Je n’étais pas dans cet avion. Je ne peux pas mesurer ce que ses passagers ont traversé, ni le temps qu’il leur faudra pour retrouver la tranquillité. Mais savoir qu’ils ont pu rentrer vivants me remplit de reconnaissance. Pour moi, ce sauvetage est un grand miracle. Je remercie Hakadoch Baroukh Hou, et ma gratitude va aussi à chacun de ceux qui ont trouvé la force d’agir.

Un homme portant une kippa noire, vu de dos, danse avec un passager devant un avion Flydubai, tandis que des voyageurs descendent de l’appareil.
Illustration générée par intelligence artificielle pour les besoins de l’article, évoquant Haïm dansant avec un passager à la descente d’un avion Flydubai. Cette image ne constitue pas une photographie de l’événement.

Cette émotion a dépassé Israël. Cela me fait du bien de voir des vies sauvées susciter cette admiration au-delà de notre peuple. Je voudrais que cette attention accompagne aussi les rescapés dans les jours à venir.

Je pense aussi à nos frères et sœurs de diaspora, qui suivent avec tant d’affection ce qui arrive en Israël. Une nouvelle pareille peut toucher quelqu’un à Paris, à Montréal ou ailleurs, même sans connaître un seul passager. On imagine les parents qui attendaient, les enfants que l’on retrouve, les appels enfin rassurants. J’aime cette proximité entre nous, cette capacité à se réjouir pour une famille dont nous ne connaissons même pas le nom.

Remercier Hachem et garder une place pour les autres

Je porte donc, au sortir des fêtes, deux émotions différentes qui se rejoignent dans ma prière : le bonheur de ma fille et le soulagement pour ces familles. Je remercie Hakadoch Baroukh Hou pour tous Ses bienfaits, pour ceux qui nous bouleversent et pour ceux auxquels nous finissons parfois par nous habituer. Pouvoir retrouver les siens, préparer un avenir, faire des projets ensemble mérite que l’on s’arrête un instant.

Mes visites à l’hôpital m’ont appris à apprécier une présence, une conversation, la possibilité de rester un peu auprès de quelqu’un. Je pense aux personnes pour lesquelles les fêtes ont été difficiles, aux malades, aux familles endeuillées, à ceux qui attendent encore une bonne nouvelle. J’aimerais partager ma joie avec délicatesse, leur laisser une place et leur souhaiter un peu de douceur.

À ma fille et à son fiancé, je souhaite une belle route ensemble. Aux rescapés, je souhaite des soins, du repos et des proches attentifs. Et à vous, chers lecteurs, merci de recevoir ce bonheur familial avec moi. Les fêtes sont terminées ; je garde le cœur heureux, reconnaissant, et impatient de voir se préparer, avec l’aide d’Hachem, un nouveau foyer.