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La fiancée chinoise et l'immigrant des USA

Mardi 5 Février 2008 | 00h45  
 
 
 
 

Un événement quasiment historique a eu lieu jeudi dernier dans la grande synagogue de Jérusalem où a été célébrée l'union d'un jeune immigrant juif américain, Ami Emmanuel, et d'une jeune fille d’origine chinoise, Shoshana Rebecca Li, issue de la communauté juive de Kaifeng.

La cérémonie nuptiale a été organisée par Michael Freund, président de l'organisation Shavei Israël, qui s'est fixé comme objectif de retrouver les tribus perdues, dispersées à travers le monde, afin de les ramener au sein du peuple juif.

Le mariage des jeunes gens, qui se sont connus à l'Oulpan, a eu lieu en présence de plus de 150 invités, certains étant des membres de la communauté juive de Kaifeng, qui s'est développée il y a plus d'un millénaire sur les rives de la Rivière Jaune, en Chine.

Des Juifs s'y étaient installés alors qu'elle constituait une étape importante sur la Route de la Soie.La communauté juive avait ensuite connu un grand essor et comptait pas moins de 5000 personnes à l'époque du Moyen-âge. Mais lorsque le dernier rabbin de Kaifeng est décédé, dans la première moitié du 19e siècle, les membres de ce groupe, qui avaient été préservés jusque là, ont subi les méfaits de l'assimilation et ont contracté des mariages mixtes, perdant du même coup leur spécificité.

Toutefois, il y aurait aujourd'hui environ 700 descendants juifs vivant encore à Kaifeng et un grand nombre d'entre eux rechercheraient toujours leur identité juive.

Shoshana Rebecca Li, 29 ans, qui fait partie de cette communauté, est montée en Israël en 2006 et a récemment achevé au grand rabbinat d'Israël toutes les démarches nécessaires pour sa conversion, marquant ainsi son retour dans le giron du judaïsme. Quand à son époux, Ami Emmanuel, 25 ans, il a quitté sa Floride natale il y a deux ans et demi pour s'établir en Israël. Le jeune couple a l'intention de s'installer dans le Kibboutz de Kétoura, dans le sud de la Arava.

Li a déclaré qu'il s'agissait pour elle de la réalisation d'un rêve et Emmanuel a ajouté qu'il était le plus heureux des hommes. Il a précisé qu'il n'aurait jamais cru possible d'épouser une Juive chinoise et qu'il s'agissait pour lui d'un véritable miracle.

Michael Freund, pour sa part, a estimé que ce mariage symbolisait le début du retour des Juifs de Kaifeng. Et de souligner: "150 ans après que cette communauté juive a cessé d'exister, une jeune femme qui en est issue se marie avec un nouvel immigrant, sous un dais nuptial dressé à Jérusalem. Je ne peux imaginer meilleur exemple du "rassemblement des exilés", Kibboutz Galouyot".

La communauté juive de Kaifeng et son histoire

Marchands et voyageurs perses, juifs et arabes, Marco Polo lui-même, attestent d'une présence juive en Chine depuis au moins le 7ème siècle de l’ère vulgaire. Tribus perdues d'Israël, émissaires du Roi Salomon en quête de matériaux précieux pour la construction du Temple de Jérusalem. Les légendes abondent à propos de leurs origines.

La plus mystérieuse et paradoxalement la plus connue de ces communautés est sans conteste celle de Kaifeng, sans doute parce que c'est celle qui a duré le plus dans l'Histoire, et ce malgré son isolement.


Maquette de la dernière synagogue de Kaifeng, trois fois détruite puis rebâtie suite a des catastrophes naturelles. La première aurait été construite en 1163.

Noter l'influence chinoise; une pièce est même réservée au culte des ancêtres et à Confucius.


Rue de l'enseignement des Ecritures... ...c'est encore comme ça que se nomme la ruelle qui borde l'hôpital en question, là où se concentrait la vie juive il y a encore deux siècles. Certaines de ces maisons sont encore habitées par des familles juives...


Juifs de Chine, vers le début du XXe siècle : La théorie généralement admise est que les juifs de Kaifeng seraient arrivés en Chine au neuvième siècle par la route de la soie, en venant de Perse ou d'Inde en passant par l'Afghanistan. Ils se seraient alors installés à Kaifeng, capitale de la dynastie Song (907-1279) qui régnait alors sur l'Empire du milieu.


C'est tout ce qu'il reste de la dernière synagogue, détruite par une inondation en 1850: le puit qui alimentait le Mikvé (bain rituel). Aujourd'hui, enfermé dans un hangar, l'eau en est pompée pour l'usage d'un hôpital.

Ils vécurent dans l'isolation la plus totale, cultivant un judaïsme particulier car écarté de l'influence des Rabbins d'Occident et fortement empreint de Confucianisme, jusqu'au 16ème siècle, où l'un deux, n'ayant jamais entendu parler du christianisme, entra en contact avec le père jésuite Matteo Ricci, venu évangéliser la Chine, qu'il prenait pour un coreligionnaire, ayant cru que la Vierge à l'enfant représentait Rivka portant Jacob. C'est la redécouverte des juifs de Chine par l'Occident.


Nous voyons ici la lecture de la Tora dans l'ancienne synagogue, qui contenait 12 rouleaux sacrés, aujourd'hui dispersés entre les Etats-Unis, le Canada et Israël.

Aujourd'hui, il ne reste plus qu'environ 600 à 700 de ces juifs à travers la Chine Populaire, habitant encore principalement la ville de Kaifeng. Le statut de minorité ne leur ayant pas été reconnu, ils sont plus que jamais à la recherche de leur identité, alors même que le gouvernement leur demande de se déclarer Hui (chinois musulmans) ou Han (chinois "chinois").

Source : Arouts7

Source : Tianli en Asie
   


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