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« divorce religieux », mode d'emploi

Jeudi 14 Aout 2008 | 15h35  
 
 
 
 

Les couples arrivent parfois dans une impasse dont ils ne pensent pouvoir sortir que par le divorce. Mais le « Guèt » (divorce religieux), pour être valable, doit remplir des conditions très précises. Un guide, édité par la Wizo, aide les époux à travers les étapes de cette épreuve.

Un divorce effectué en dehors des règles de la Halakha (loi juive) peut avoir des conséquences incalculables. C'est pour éclairer les couples qui ont entamé un processus de séparation que la Wizo a édité en France, un Guide du divorce religieux (Le guide est disponible à la Wizo, 10 rue Saint Augustin, 75002 Paris). Un sujet douloureux qui concerne près de 400 couples par an, et encore, uniquement pour les dossiers traités par le Consistoire de Paris.

« Ce guide répond à un vrai besoin », explique le Grand rabbin Michel Gugenheim, président de la chambre des divorces au Bèt Dine de Paris et qui a supervisé la rédaction de la brochure.
Il y a encore, en France, des gens qui ignorent que le lien n'est pas rompu par le divorce civil.
D'autre part, certaines personnes peuvent être un peu perdues dans ce moment très douloureux pour le couple. Le but est de rendre sereines les démarches. Mais pour cela, il faut être très précis, car les conséquences sont incalculables au niveau de la Halakha ». En effet, le lien créé par le mariage sous la « 'Houppa » (Dais nuptial) ne peut-être dissous que par une procédure spécifique. Sans la remise du « Guèt » par le mari aux mains de son épouse, celle-ci reste tenue au respect absolu de ce lien: toute relation avec un tiers constitue un véritable adultère, et l'enfant qui naîtrait de cette relation serait « Mamzèr » et interdit de mariage au sein de la communauté.

« L'objectif de la Wizo est de protéger le statut de la femme juive dans la société », explique Nathalie Cohen-Beizermann, présidente de la Wizo. Notre brochure a pour objectif, au sein du judaïsme orthodoxe, de guider les femmes dans leur chemin parfois difficile d'obtention du Guèt ». Il arrive en effet parfois, que le mari se refuse à délivrer le Guèt, ce qui fait de l'épouse une « Méssorévèt Guèt », plus communément appelée « Agouna ». Un problème dont certains grands rabbanim d’Israël, comme le Rav Ovadia Yossef chlita, ont souligné l'importance. « Le guet n'est valable que s'il est délivré de son plein gré par l'époux. Il est donc très important de ne pas franchir la limite dans les pressions qui peuvent être exercées sur lui », souligne un des principaux décisionnaires du Consistoire français qui met en garde contre le danger de faire appel aux tribunaux civils pour aplanir les diffIcultés.

En raison de cette limite très difficile à définir lorsqu'il s'agit de régler les litiges ainsi que de la complexité des Halakhote (lois) relatives à la rédaction du Guèt, seuls les Baté Dine agréés par les grands rabbanim d’Israël sont habilités à délivrer des Guitim (actes de divorce). En France, c'est le cas des tribunaux rabbiniques de Paris, Strasbourg, Marseille, Lyon, ainsi que de la communauté orthodoxe du Rav Rottenberg.

Il Le Guèt, par définition, se fait dans un contexte tendu. C'est la femme qui le reçoit et elle est à la merci de la moindre médisance de son ex-mari. Il faut donc la protéger », précise le même décisionnaire. Pour éviter toute remise en cause ultérieure sur la validité du document, les Dayanim portent ainsi une attention particulière à l'orthographe des prénoms. Un vrai enjeu, par exemple, lorsqu'il s'agit de retranscrire en hébreu un prénom français. « En cas d'erreur, le Guèt est Passoul . C'est la chose la plus chèrement« tarifée» par la Tora qui ne laisse aucune porte de sortie: elle touche toutes les parties et bien sûr les générations futures, menacées par la Mamzéroute ».

C'est pour cela qu'il est capital, au moment du divorce, Il de ne pas frustrer le mari» en le mettant dans une situation où il pourrait faire obstacle à la bonne délivrance du Guèt, prévient un rav très respecté dans la communauté orthodoxe. Prévu et codifié par la Tora, le divorce est parfois un mal nécessaire. Et si la communauté juive de France est plutôt moins touchée que le reste de la population par les ruptures des liens du mariage, leur nombre est cependant en augmentation. Un constat que regrette le même Rav : « Il est très important de souligner que le divorce n'est que l'ultime solution. Trop souvent, les gens ne font pas assez d'efforts pour essayer de résoudre les difficultés que traverse leur couple. Au lieu de chercher en eux la raison du problème, ils le rejettent sur leur conjoint ».



Source : Hamodia juillet 2008
   


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